FIV # 4, on change de protocole - Enfin un peu d'espoir - juillet/août 2012

Me voici donc rendue à ma 4e FIV. Cette fois-ci par contre, mon protocole a changé pour le protocole court (cétrotide).

 

Le 8 juillet est mon J1. Je téléphone Procréa pour commencer ce cycle.

Je dois me présenter pour l'échographie de contrôle à mon J3. Tout est ok pour commencer.

Cette fois-ci je commence immédiatement le Gonal F. Le Dr un peu frileux suite à ma dernière FIV qui était partie en fou m'a prescrit le Gonal F à 75UI. Pffff ! En tout cas !

J'en prends donc pour 6 jours et retourne chez Procréa pour une écho. J'ai quelques follicules à 8-9mm. Rien d'impressionnant.

Je continue donc les injections de Gonal F 75UI pendant 2 jours et retourne pour une écho. Les quelques follicules sont maintenant le 11mm. Pas très bon encore.

Je continue encore le Gonal F mais avec 87.5UI cette fois-ci (hum... vraiment ? pas plus que ça ? C'est vous qui connaissez votre affaire.)

Le 20 juillet, j'ai une nouvelle écho. Ça n'a pas encore bouger. Le Dr Fontaine décide d'augmenter ma dose de Gonal F à 175 UI pour 3 jours.

Écho le 22 juillet. On continu le Gonal F 175UI pour 3 autres jours.

Ça fait déjà 16 jours que je me fais des injections. J'ai tout pleins de bleus sur mon ventre. IL FAIT CHAUD cet été et les effets secondaires du Gonal F me semblent encore plus pénibles que d'habitude. Je suis grognone, j'ai mal au ventre, j'ai le goût de rien faire.

Je retourne pour une 6e échographie le 26 juillet. Wow il semble que mes fofos se soient enfin réveillés ! Je pense qu'ils sont comme leur futur père. VRAIMENT difficile à réveiller.

Le Dr Fontaine me dit de continuer le Gonal F pour 2 journées supplémentaires et de commencer le cétrotide le lendemain pour contrôler mon ovulation. Il faut éviter que j'ovule avant ma ponction comme la dernière fois. Bizarrement, la même journée que je prends le cétrotide pour bloquer l'ovulation le matin, le soir je dois prendre l'ovidrel pour faire maturer les ovules.

J'ai donc pris le cétrotide le 26-27 et 28 juillet et l'ovidrel le 28 juillet au soir.

J'aurai ma ponction le lundi suivant, le 30 juillet à mon J23, après 20 jours d'injection.

 

Cette fois-ci ce sera encore ma maman qui m'accompagnera. Jonathan commence à se désintéresser de ces procédures. Il m'explique qu'il n'y croit plus vraiment.

Je vais lui montrer moi à lâcher comme ça !! Pfff. Tout ce que j'ai besoin est qu'il me fasse son dépôt avant que je parte le matin. Ce qu'il fait.

 

Encore une fois la procédure de préparation sera la même que les 3 autres fois.

C'est le Dr Fontaine qui fera l'intervention.

Le moment tant attendu arrive. Je me prépare à regarder l'écran à ma gauche qui me dira tout. (ou presque).

Voilà, je regarde. Ils sont tous encore là. Mes jolis follicules. Il y en a beaucoup. Une vingtaine.

Je tiens la main de ma mère et le Dr Fontaine commence à prélever le liquide dans mes follicules.

Pour votre info, ce n'était pas douleureux.

À mesure que ses éprouvettes se remplissent, le Dr les remet à l'embryologiste qui vérifie le tout au microscope. Puis j'entends : " J'ai ai deux" ok, puis ça continue "En voilà 2 autres" "2 autres encore" Là je pleure, mais de joie cette fois-ci. Je regarde ma mère qui est toute émue elle aussi.

Pendant qu'on vit nos émotions, l'embryologiste continu de nous dire "1 de plus, 2 de plus" ... Le Dr Fontaine a terminé le prélèvement, et je dois retourner à ma cabine avant d'avoir eu le décompte final.

 

Pendant mon repos dans la cabine, je commence à avoir énormément mal au ventre, mais je m'en fou tellement. Je pense à ce miracle qui vient de se passer pour moi. L'infirmière vient finalement nous voir pour nous dire qu'ils ont finalement prélevé 15 ovules. 15 !!! Je pense qu'on a trouvé ma recette. Par contre, elle me dit que mes ovaires en on pris un coup et comme j'ai vraiment plus mal au ventre que les dernières fois, ils ont peur que je me dirige vers une hyperstimulation ovarienne. Je dois donc, en sortant d'ici, aller directement à la pharmacie chercher le médicament pour éviter cette hyperstimulation. L'ironie dans tout ça est que ce médicament me donnera les mêmes symptômes que l'hyperstimulation légère à modérée sans devenir grâve. Bah, je suis prête...

 

Hum... Les jours qui ont suivi ma ponction ont été, je crois, dans les pires de ma vie question santé.

Mes maux de ventre se sont rempirés. Mon ventre a gonflé comme si j'étais enceinte de 6 mois.

(Le Dr m'a expliqué plus tard que mes ovaires qui ordinairement devraient être de 1cm étaient maintenant de 10 cm chaque et compressait tous mes organes)

Je vomissait, j'avais la diharrée et des brûlements d'estomac si intenses que je ne savais jamais comment me placer. L'endroit ou j'étais le mieux était dans un bain tiède, à côté de la toilette. En plus il faisait tellement chaud. J'avais l'air climatisé dans ma chambre, mais ailleurs dans la maison il faisait 35degrés celsius. Jonathan a pris congé le lendemain de ma ponction pour m'aider. J'avais de la misère à me déplacer. Mais le mercredi, j'étais toujours dans le même état et Jonathan devait retourner au travail. J'ai essayer de me débrouiller toute seule, mais c'était impossible. J'ai donc appellé ma maman à la rescousse. Elle est redescendue du St-Georges pour m'aider. Elle essayait de me faire manger, mais il n'y a rien qui passait. Elle est finalement aller me chercher de repas liquide à la pharmacie et BEAUCOUP d'antiacide, de gravol, et autres médicaments pour m'aider. Le Pepto Bismol n'a pas été assez efficace, mais le Gavisco m'aider beaucoup. Aussi, les gravol en supositoire m'ont été grandement utiles car je ne gardais rien par la bouche. Nous avons téléphoner la pharmacie pour savoir si tout ceci était normal. Ils nous ont dit qu'habituellement les effets secondaires de ce médicament devaient diminuer après 4-5 jours.

C'est effectivement ce qui s'est passé. Les vomissements ont diminués, puis ensuite les brûlements d'estomac aussi. Mon ventre était toujours aussi enflé.  Le Dr m'a dit qu'il le resterait pour au moins 3-4 semaines.

 

Outre ma santé, qu'en était t'il de mes cocos ? Avaient-ils bien réagit à la présence des spermatozoïde de Jonathan ?

Le jeudi suivant ma ponction, donc 3 jours après, l'embryologiste nous appelle pour nous dire que des 15 ovules, il y avait 12 embryons en formation. 12 !! Yeah...

Mais les nouvelles procédures de Procréa sont qu'ils ne transfert plus d'embryon de 3 à 5 jours. Ils attendent que ceux-ci deviennnent des blastocyste de 6 ou 7 jours. Il y a, parait-il, plus de chance d'implantation dans l'utérus avec des blastocyste. Je dois donc attendre quelques jours encore. Pendant ce temps, je dois me remettre physiquement et prendre, en plus du médicament anti-hyperstimulation, de la progestérone et de l'oestrogène pour préparer le transfert d'un de mes embryons.

Le samedi matin, l'embryologiste nous téléphone à nouveau pour nous dire que pour l'instant il reste 5 embryons de 2 à 8 cellules de vivant. Nous devons donc attendre une journée de plus.

Donc, le dimanche matin, L'embryologiste nous appelle et nous dit qu'il y a 2 blastocystes qui ont survécuts et se sont rendus au bon stade. Je dois donc me présenter chez Procréa aujourd'hui pour qu'on m'en transfert un et l'autre sera congelé pour être utilisé ultérieurement si nécessaire.

 

Nous nous sommes donc présenté chez Procréa. Le blastocyste a été tranféré en moi par une méthode qui me semblait ressembler beaucoup à une insémination. Après je devais rester couché dans le lit d'une des cabines pour 1 heure. Puis je retournais à la maison.

 

J'étais déjà en arrêt de travail depuis le jour de ma ponction et je le serai jusqu'au jour du test de grossesse 10 jours plus tard. Le 15 août 2012.

 

Le 15 août je me présente encore une fois chez Procréa à 13h pour le test de grossesse par prise de sang. J'attend ensuite dans la salle d'attente. J'y suis allée seule car Jonathan travaillait et je n'avais pas vraiment le goût que d'autres personnes soit là. 30 minutes plus tard, je vois l'infirmière s'approcher de moi avec un air qui ne m'inspire pas. Elle me dit de venir dans le bureau avec elle. Elle me fait un signe de non de la tête avec un air désolé. À partir de ce moment je n'entendais presque plus ce qu'elle me disait. Je voulais seulement me retenir pour ne pas pleurer devant elle. Elle commence à m'expliquer que si je veux le transfert de mon embryon congelé, je dois attendre un cycle, puis les appeler au cycle suivant pour commencer la préparation du transfert (progestéron, oestrogène... ) Je l'entends à peine. Tout ce que je veux c'est m'en aller.

 

J'ai réussi à me retenir jusqu'à mon auto et j'ai éclaté. Bien-sûr la première personne que j'appelle est ma mère qui attendait mon appel avec impatience. Je lui dit encore à quel point la vie est injuste...etc. Une chance qu'elle est là ma maman chérie. Je t'aime maman ! Tu auras un petit enfant un jour, je te le promet :).

 

Comme pour tout le reste, je m'en suis remise. Je suis une personne positive qui ne lâche pas prise facilement. Je ne suis donc pas encore prête à arrêter, mais je commence de plus en plus à perdre espoir de porter un jour mon enfant dans mon ventre. J'essaie de ne pas trop le faire ressentir à Jonathan. Notre couple va très bien et je ne veux surtout pas que tout ceci affecte notre relation. On commence à regarder de plus en plus d'autres options.

 

Le transfert de mon embryon congelé devrait avoir lieu au début du mois de novembre. D'ici là je me tient tranquille :)

 



19/10/2012
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